À l’époque, après avoir découvert la série Lost, une fascination pour l’aviation s’installe. Mon tout premier “simulateur” n’en était pas vraiment un : il s’agissait de Google Earth, qui proposait une fonctionnalité de vol très basique.
C’était limité, peu réaliste, mais suffisant pour déclencher quelque chose :

Mais cela n’avait rien d’un vrai simulateur. J’ai par la suite découvert la vraie simulation aérienne avec FSX. À l’époque, mon grand-père m’avait offert le CD FSX Acceleration. Je l’ai installé sur une vieille tour récupérée chez mes parents, avant de migrer progressivement vers une tour un peu plus “moderne” — la Storm Trooper.

Un premier setup… bricolé
Ce premier setup était clairement expérimental.
L’alimentation principale était tellement instable que j’ai dû en ajouter une seconde, dédiée uniquement à la carte graphique. Pour la démarrer en même temps que le PC, j’avais bricolé un pontage avec un trombone. C’est probablement là que mon goût pour le bricolage technique (et le risque d’incendie) a commencé.

Selon les factures retrouvées entre 2013 et 2015, voici mon setup :




Les débuts en réseau
Avec un ami — avec qui je vole encore aujourd’hui — nous découvrons JoinFS, un outil qui nous permet de voler ensemble en réseau et de nous voir mutuellement. Nos destinations favorites : TNCM et TFFJ.



La qualité était très limitée, avec 10/15 FPS maximum il n’était pas évident de faire tourner certains avions comme l’A320 d’Aerosoft. On est très loin des standards actuels !
Mais à l’époque, ça n’avait aucune importance, puisque nous ne connaissions rien d’autre. Cependant, nous révions qu’un jour, nous pourrions avoir l’impression d’être dans un vrai cockpit…
Avec ce même ami, nous nous sommes aussi essayé au contrôle aérien, de nouveau, on voyait les choses en grand.


Premiers projets, premières ambitions
Un beau jour sur Leboncoin, je trouve une offre exceptionnelle : un lot de 6 écrans sur un support, une aubaine pour faire tourner un simulateur en grand pour une bouchée de pain, 150€ dans mes souvenirs.
C’est une opportunité idéale pour envisager un affichage multi-écrans. À ce moment-là, le projet commence à prendre une autre dimension.
C’est aussi à cette période que je découvre les avions PMDG, qui se distinguent par de meilleures performances que certains autres add-ons.



Transition vers Prepar3D
Avec le temps, FSX montre ses limites. Nous passons alors sur Prepar3D, développé par Lockheed Martin. Ce simulateur est développé sur la base de FSX est un simulateur plus stable. A partir de la version (3?), le simulateur passe en 64 bits et permet de profiter de plus de 4Go de RAM.
Je resterai longtemps sur cette configuration, avant de mettre la simulation de côté pendant un certain temps (études, travail).
C’est en 2019 après avoir obtenu mes premiers salaires et je me suis construit un nouveau setup. Cette fois ci, quelque chose qui tenait déjà plus la route. On est à ce moment sur la version 4 de P3D si mes souvenirs sont bons.



Equipé jusqu’à maintenant d’un Joystick dont je n’ai plus le nom en tête, j’en profite pour acheter l’Extreme 3D Pro. C’est à l’heure actuelle encore un très bon Joystick.

En 2019, un véritable tournant secoue l’industrie de la simulation. Microsoft annonce le retour de sa licence avec Microsoft Flight Simulator 2020. Dès les premières images, le choc est immédiat : le niveau de réalisme franchit un cap inédit. Les environnements sont photoréalistes, la modélisation du monde repose sur des données satellites et du streaming massif, et les conditions météorologiques atteignent un niveau de fidélité jamais vu.
Je me souviens encore du jour où j’ai téléchargé MSFS 2020 : une chaude journée d’été avec une seule hâte : faire mon premier vol.
Mais la déception arrive rapidement. Finalement, aucun avion potable, aucune scène, et les éditeurs comme PMDG annoncent un minumum de deux ans avant de sortir un avion. Mais aussi les menus, c’était un tout qui ne m’a pas directement convaincu. Je repasse donc à P3D, et j’attends un long, très long moment avant de tenter à nouveau l’expérience.

J’aurais gardé l’ancienne tour jusqu’en 2021, où j’ai remplacé de nombreux composants entre temps pour passer à mon avant dernière tour. Cette fois ci, c’est RGB dans tous les sens, mais aussi mon premier Watercooling.
Cependant, grâce à la sortie de MSFS 2020, la simulation s’est largement démocratisée. De nombreux éditeurs tentent de faire leur place et de sortir de nouveaux produits Hardware. Notamment Thrustmaster, très connus pour leurs joysticks, sortent un modèle Airbus, et annonce aussi une sortie imminente de la manette des gazs et un peu plus tard des compléments Spoilers/Flaps. On se rapproche à ce moment, tout doucement d’un véritable setup de cockpit.



Puis MSFS 2024 est arrivé. Pas de révolution majeure, mais une évolution logique de la plateforme. Puisque les éditeurs d’add-ons se concentrent progressivement sur cette nouvelle version, la migration devient presque obligatoire et je bascule également.
En parallèle, mon setup a fortement évolué au fil des années.
Entre temps, mon setup a beaucoup évolué. Je suis passé chez Intel, puis passage de DDR3 à la DDR4 puis la DDR5, meilleures cartes graphiques. Notamment la RTX 2060, puis 3060, et aujourd’hui la 4070ti.
Le vrai tournant : le hardware dédié
Le véritable changement arrive avec Winwing.
À partir de là, une nouvelle perspective s’ouvre : la possibilité de construire un home cockpit réaliste et accessible.
J’avais déjà vu certains projets impressionnants — notamment celui de Laurent Aigon — mais ils restaient très techniques et coûteux.
Aujourd’hui, l’offre hardware a évolué en étant financièrement plus accessible et « Plug and Play ».
Le projet mûri alors, désormais, un vrai home cockpit semble réalisable…
Et ensuite ?
Dans le prochain article, j’entrerai dans le concret :
- comment j’ai lancé le projet
- sur quelles bases je me suis appuyé
- et à quoi ressemble mon setup actuel




